10.11.2005
Mangeur d'hommes PARTIE 1
Mouarf... J'aurais hésité à le poster cet article. Mais Mitford m'a dit
que non, il n'était pas choquant... Enfin, bref, le voilà... (peut-être
qu'il ne restera pas longtemps ici, selon ce que vous en pensez et ce
que je réussirais à en tirer...)
PARTIE 1
Il était une fois, dans un pays lointain, un petit
village térrorisé par un monstre horrible. Un monstre dont la couleur,
l'haleine, l'aspect, donnaient, aux habitants une peur bleue. De plus,
ce monstre horrible avait un nom terrifiant : "Mangeur d'hommes". Tout
le monde le craignait, il courrait des rumeurs effroyables sur lui...
Et certains disaient que ceux qui le voyaient ne revenaient jamais
plus...
Alors, depuis plus d'un mois, les habitants ne
quittaient plus leur village, ils sortaient rarement de leurs maisons,
car le monstre rodait dans les rues à l'affût d'une pauvre proie
innocente et sans défense. Cela aurait pu durer et durer et durer
encore durant des années,des siècles comme cela se passe toujours...
Mais non, un jour, les villageois en eurent ras-la-patate et ils
décidèrent de se rebeller. Ils se réunirent à la mairie. Pour s'y
rendre, ils attendirent minuit, regardèrent à droite et à gauche, et
passant de maisons en maisons, il traversèrent le village jusqu'au
batîment municipal. Ce fut avec un grand soupir de soulagement qu'ils
accueillirent le dernier venu, puis ils s'assirent sur les bancs. Le
conseil municipal, attablé et accablé leur présenta la situation :
_ Mesdemoiselles, mesdames, messieurs, nous sommes en situation de crise.
Murmurres dans la salle.
_ Un monstre rôde autour du village.
Murmurres dans la salle.
_ Ce monstre nous empêche de vaquer à nos occupations, et déjà deux des
notres ont déjà disparu ! Observons une minute de silence pour ce
pauvre agneau et sa mère qui ont été dévorés mardi dernier aux milieu
de leur paturages.
Long, très long silence.
_ Bien. Alors, nous avons décidé, mesdemoiselles, mesdames, messieurs,
qu'il faut des volontaires pour aller tuer cet être abject.
Les villageois se regardèrent en chien de faïence
avec un regard "je t'en supplie vas-y" qui aurait fait fondre un
mashmallow. Mais personne ne se désigna.
_ Il n'est pas si abject...
_ D'ailleurs, sa présence nous protège de l'envahisseur...
_ Non, franchement ce serait bête de tuer un être aussi adorable.
Soudainement, le monstre avait pris tout un tas de
petit nom comme "cet être descendu des cieux", "un véritable don", "une
beauté éblouissante", une "arme invincible", "un gage de leur
protection"... Bref, même si parfois, le monstre s'attardait à tenter
de manger un homme ou deux, il était très utile, et rien au monde ne
justifiait qu'on veuille le tuer.
_ Enfin, mesdemoiselles, mesdames, messieurs...
_ Au nom de la défense pour les animaux, vous ne pouvez pas tuer notre monstre !
Le maire rougit violemment et tapa du poing contre la table :
_ Cela suffit ! Nous allons "truicider" cet... cette chose abominable, et pour cela nous avons besoin de volontaires !!!
Comme le silence était revenu, le sorcier, un fabriquant de potions très renommé, déclama haut et fort :
_ Et en plus, pour trois francs six sous, ceux qui tueront cet horrible monstre auront la possibilité de devenir immortels.
Ni une, ni ceux, aussitôt, tous les paysans étaient
volontaire pour aller tuer cet être immonde qu'un dieu malfaisant avait
dû par pure méchanceté placer à proximité de leur village:
_ Moi m'sieur le maire !
_ Moi, j'ai une épée, je vaux mieux que cet imbécile !
_ Moi, j'ai un fusil, les gars, alors le premier qui fait mine de
m'empêcher de faire partie de l'équipe de volontaire, je le liquide.
Tous les regards se tournèrent vers le vieil homme,
et en moins de deux, tout le monde avait sorti une arme à feu et
proférait les mêmes menaces que le vieillard. Après plusieurs heures de
délibération, une équipe de six personnes fut constituée.
_ Moi, Monsieur Ducheval, maire de la ville Descontes, déclare volontaires : Monsieur Paul Desroutes...
Les regards se tournent vers le vieillard qui s'appuie fièrement sur son fusil.
_ ... Mademoiselle Zénaïde Després...
Une jeune fille avec de longs cheveux noirs et une fine paire de lunettes releva la tête avec dédain.
_ ... Messieurs Joey et Joan Descours...
Les deux frères jumeaux se lancèrent un regard
haineux : "T'es pas croyable, fais une autre tête, tu me rends laid là".
_ ... Madame Sophie Desgranges...
La femme corpulente rougit de plaisir à l'énonciation de son nom.
_ ... Monsieur Marc Desports...
L'intellectuel enleva sa paire de lunettes et sourit aux éventuelles admiratrices présentes dans la salle.
_ Vous formez l'équipe des sauveurs. Demain, vous irez tuer le monstre
abject et vous ne rentrerez chez vous que si vous avez déposé sa tête à
la mairie.
_ Et moi alors, demanda une voix dans la salle ?
Excusez-moi, je l'avais oublié celui-là.
_ ... et Monsieur Marc Despavés.
L'intellectuel tourna son regard vers ce nouveau
Marc, celui-ci était un homme voûté qui semblait avoir passé sa vie
dans l'ombre.
_ Vous formez l'équipe des sauveurs. Demain, vous irez tuer le monstre
abject et vous ne rentrerez chez vous que si vous avez déposé sa tête à
la mairie.
Donc, une équipe de sept personnes et non pas six.
À SUIVRE... (peut-être)
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Commentaires
Bravo pour la PRO des CSS...
Dommage, sur MAC Safari, ça ne passe pas tout à fait bien. Ni en Firefox d'ailleurs, mais là, on y voit les petits trucs qui volent...
Ecrit par : G MIKE | 16.11.2005
Vais criser avec ce maudit CSS... Allez, je vais faire autre chose parce que sinon...
Ecrit par : Glu-glu | 16.11.2005
Ah ben oui, là je ne reconnais rien ;-)
Ecrit par : G MIKE | 19.11.2005
mdrrrrrr Là c'est pour en attendant que j'en fasse un plus clair. Mais l'autre sera tout beau...
Ecrit par : Glu-glu | 19.11.2005
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